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Lundi 25 juin 2007

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande désormais de pratiquer un dépistage plus précoce de la trisomie 21. L'objectif est d'augmenter l'efficacité du dépistage et diminuer les amniocentèses et le nombre d'IVG tardives. En France, environ 50.000 personnes sont touchées par la trisomie 21 appelée aussi syndrome de Down.


La trisomie 21 est la plus fréquente des anomalies chromosomiques

Elle se caractérise par la présence d'un chromosome 21 surnuméraire qui peut se traduire par des malformations anatomiques, des traits morphologiques particuliers et un retard mental plus ou moins sévère. Le dépistage prénatal a pour objectif d'évaluer le risque pour le fœtus d'être porteur de cette anomalie. Au-dessus d'un certain seuil de risque, celui-ci est confirmé ou infirmé par la réalisation d'une amniocentèse. Il revient alors aux parents de décider de poursuivre ou non la grossesse et dans la négative, de recourir à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Autant le premier examen de dépistage est anodin puisqu'il repose sur une simple prise de sang à la recherche de marqueurs spécifiques, autant l'amniocentèse, qui repose sur une ponction de liquide amniotique, est source d'anxiété et s'accompagne d'un risque de fausse couche.

Nouvelles recommandations pour le dépistage prénatal de la trisomie 21

Afin de diminuer le nombre d'amniocentèses et d'IVG tardives, la Haute autorité de santé (HAS) recommande désormais de réaliser un dépistage néonatal plus précocement, dès le 1er trimestre (entre la 11e et la 13e semaine d'aménorrhée) à la place du 2e trimestre actuellement (entre la 15e et la 18e semaine d'aménorrhée). Elle recommande également d'utiliser, en plus de l'examen actuel qui consiste à rechercher les marqueurs sanguins maternels, une mesure de la clarté nucale lors de l'échographie du troisième mois de grossesse.
Moins d'amniocentèses avec un dépistage prénatal plus précoce

Grâce à ce dépistage précoce, il ne sera plus nécessaire de proposer d'emblée une amniocentèse aux femmes de 38 ans et plus. En effet, comme l'indique la HAS, "le dépistage prénatal permet d'obtenir, dans ces tranches d'âge, des taux de détection très élevés de la trisomie 21 tout en assurant une diminution majeure des fausses couches".

Dernier point à préciser : le dépistage du 2e trimestre n'est pas pour autant supprimé car il peut permettre une sorte de rattrapage pour les femmes qui n'auraient pas pu bénéficier du premier dépistage.


Lire le communiqué de presse de la HAS



D'après : http://www.viefemme.com/
Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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Lundi 25 juin 2007
Accompagner-l-enfant-trisomique.jpg

Accompagner l'enfant trisomique

de Denis Vaginay

Résumé :

La trisomie 21 est une affection familière à chacun. Elle occupe une petite place dans nos mémoires, comme ces comptines enfantines que l'on connaît sans jamais les avoir apprises. Pourtant, lorsqu'un bébé trisomique surgit dans la vie de parents bouleversés, leurs certitudes s'effondrent pour faire place à une interrogation angoissée.

La trisomie touche, elle émeut ou elle brise. elle provoque une relation particulière. La manière d'aider un trisomique dépend des caractéristiques de cette relation et du contexte culturel. Dès sa naissance, le trisomique pose radicalement la question de l'altérité à quiconque communique avec lui. Cette question, il la porte dans son corps.

Ce livre s'interroge sur les liens qui ont uni les trisomiques à leur famille et à la société au fil du temps. Il nous permet de cheminer depuis l'origine mongolienne jusqu'aux projets éducatifs cohérents.
Il cherche à dépasser les savoirs sécurisants mais souvent trompeurs pour favoriser la rencontre de chacun de nous avec un autre, un inconnu qui se trouve être trisomique. c'est dans cette rencontre rendue possible par l'abandon des idées préconçues que le sujet trisomique peut se construire et trouver son identité.

Ce livre s'adresse aux parents et aux professionnels, comme à tous ceux qui s'intéressent à la trisomie, au handicap, ou plus simplement aux questions que véhicule la différence.

Accompagner l'enfant trisomique - Denis Vaginay - Editions Chronique sociale - 2006 - ISBN : 2-85008-302-X

 

L'auteur :

Denis Vaginay
Docteur en psychologie clinique, psychanalyste, il exerce en libéral. Il travaille en institution (IME), en cabinet et comme formateur.
Il travaille depuis de nombreuses années les questions de la différence et de la sexualité.
Il a publié aux éditions Chronique Sociale : Accompagner l'enfant trisomique ; Trisomie 21, Transmission et intégration (en collaboration) ; Vivre la sexualité, Encyclopédie illustrée (avec D. Balvet pour les dessins) ; Comment élever un enfant sans se / le jeter par la fenêtre.


Lien : http://aides-techniques.handica.com/prd-handicap-livre-enfant-ado-56.12.8.0.0-1703.php

Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Bibliographie
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Jeudi 21 juin 2007
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Elever un enfant handicapé Tome 1 & 2

de Claude Della-Courtiade

 

 

 

Tome 1 

 

Résumé :

 

Clair, précis et scientifique, le livre de Claude Della-Courtiade guidera pas à pas les parents dans les étapes de la vie de l’enfant en respectant son rythme et ses capacités depuis sa naissance jusqu’à l’école. Toutes les situations concrètes qui constituent chacun des moments de la vie familiale et de l’éducation sont évoquées et traitées : l’alimentation, la toilette, l’hygiène, l’habillage… et des conseils avertis sont également donnés pour stimuler chacune des fonctions du tout-petit, favoriser son éveil et ses apprentissages. L’auteur aborde de façon très concrète et dynamique l’ensemble des problèmes familiaux, qu’ils soient généraux ou propres à un enfant handicapé.




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Tome 2

 

Résumé :

 

Après le succès du premier tome consacré à l’enfant jeune, l’auteur apporte aux parents dans cet ouvrage le fruit de son expérience clinique des handicapés plus âgés. Elle y envisage d’une manière toujours pragmatique les étapes du développement des capacités et des apprentissages, les diverses situations de la vie en famille ou en société, et elle explique aux adultes, parents ou éducateurs, dans un style clair et précis comment éduquer, aider, guider. En fait, l’auteur aborde de façon très concrète et dynamique l’ensemble des problèmes familiaux, qu’ils soient généraux ou propres à un enfant handicapé. Empreint de sensibilité et fondé sur la croyance en la perfectibilité de tout être handicapé, ce guide complète et prolonge ainsi d’une manière très pratique ce que les centres spécialisés peuvent apporter aux familles. Un index très complet permet une autre façon de se servir de ce livre à partir de la question que l’on se pose (mots-clefs).

 

 

L’auteur :

Claude Della-Courtiade
Orthophoniste de formation, elle a longtemps travaillé dans des établissements spécialisés pour différents handicaps. Après avoir assumé la responsabilité d’une équipe de soins pour trisomiques 21, elle consacre, à Pau, l’essentiel de son activité à l’intervention précoce auprès de nouveau-nés atteints d’un handicap, quelle qu’en soit la nature, et à leur suivi à l’âge adulte. Parallèlement, elle exerce une activité de recherche et elle est maître de stage et de mémoire dans les facultés de Toulouse et de Bordeaux.

 

Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Bibliographie
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Mercredi 20 juin 2007
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L’UNAPEI propose une réédition du livret " Votre enfant est différent " qui intègre les nouveautés législatives. (à télécharger en bas)


L’annonce d’un handicap, de surcroît mental, est un choc, brutal, dont les familles ont du mal à se remettre. Puis vient le temps des questions, brouillonnes au début et à peine formulées tant les réponses peuvent être craintes. " Où m’adresser pour être conseillé ? De quelles aides puis-je bénéficier ? Qui m’aidera à accompagner mon enfant ou pour m’expliquer son handicap ? Quels sont mes droits ?... ", se demandera légitimement tout parent à un moment ou à un autre. C’est à ce moment-là qu’il appréciera d’avoir sous la main un livret qui compile toutes les informations de base.


Informations concrètes

" Votre enfant est différent ", c’est un recueil qui résume les informations essentielles pour faire ses premiers pas de parents d’enfant ayant une déficience intellectuelle. Les familles y trouvent des conseils pratiques et des explications simples dans divers domaines :  les structures existantes, les fonctions des professionnels qu’elles rencontreront, les sigles utilisés, les démarches à suivre en cas d’absence de diagnostic ou encore la vie quotidienne avec un enfant handicapé (arrivée dans la famille, rapports avec la fratrie, loisirs et vacances…). Après ces conseils, les lieux d’accueil, d’éducation et d’accompagnement sont décrits : mode de garde et d’éveil, écoles maternelles et spécialisées, soutiens éducatifs, rééducation et soins… Le livret n’en reste pas là : il décrit les démarches à suivre, les contacts à prendre pour évaluer le handicap de son enfant et choisir son orientation. Il ne fait pas l’impasse des droits, allocations et autres ressources, auxquels les familles peuvent prétendre. L’objet est donc là, un livret, réédité et actualisé, qui peut vite devenir une bible pour des parents de jeunes enfants handicapés.

Au plus près du public

" Votre enfant est différent " est proposé gratuitement par l’Union, grâce au soutien de la Mutuelle Intégrance et de la Société Générale qui en ont financé l’édition. A charge pour les associations de savoir le mettre à la disposition du public concerné. Le premier lieu à privilégier est sans nul doute les Maisons départementales des personnes handicapées (Mdph). Ces structures nouvellement créées sont souvent en mal d’informations. Mais bien d’autres professionnels, qui sont en contact avec les parents de jeunes enfants, seront preneurs d’un tel document : établissements et professionnels des secteurs médicaux et médico-sociaux (sages-femmes en maternité ou PMI, assistantes sociales, personnels de CAMSP, médecins, personnels paramédicaux…) ou encore du secteur de l’éducation (crèches et haltes-garderies, établissements spécialisés, écoles maternelles…). Informer et accompagner les familles, c’est le sacerdoce des associations de l’Unapei. À ce titre, " Votre enfant est différent " est un outil de premier choix.



Télécharger ici le livret "Votre enfant est différent"
Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Handicap
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Mercredi 20 juin 2007

 

La trisomie 21 est l'anomalie chromosomique la plus fréquente. On compte actuellement 50.000 personnes trisomiques en France, 400.000 en Europe et 8 millions dans le monde.

Actuellement il naît en moyenne moins d’un enfant trisomique sur 1000 en France.


La probabilité d'avoir un enfant trisomique augmente avec l'âge de la mère :


- 1 pour 2 000 naissances vers 20 ans
- 1 pour 400 vers 38 ans
- 1 pour 100 vers 40 ans

L'espèrance de vie d'un enfant trisomique a fortement augmenté. Dans les années 50, elle était d'environ 20 ans, aujourd'hui, les personnes atteintes de trisomie 21 arrivent à vivre jusqu'à plus de 60 ans.

D’après : http://www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=16

 

Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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Mercredi 20 juin 2007

Quand faire attention ?

 

A l’arrivée dans l’école, le collège ou le lycée : une information sur la trisomie 21 adaptée aux différents âges, et faite par des personnes compétentes diminue la part d’inconnu ou de fausses idées répandues sur la trisomie 21.

Malgré l’incidence un peu plus importante de certains problèmes médicaux chez les personnes trisomiques, ils remettent exceptionnellement en cause leur scolarisation et leur insertion dans les différentes activités scolaires et extrascolaires.

Il n’y a en général pas de contre-indications aux activités physiques sauf en cas notamment de grande laxité du cou.
- une radiographie cervicale peut être nécessaire avant de pratiquer des activités telles que le judo du fait de la laxité présente chez ces enfants.
- en cas de pathologie cardiaque, un certificat du cardiologue sera nécessaire.
- la piscine peut momentanément être contre-indiquée en cas de perforation du tympan. Des bouchons d’oreille standards avec un bonnet de bain en plastique sur la tête sont très efficaces toutefois. Un avis ORL sera demandé.

Il est souvent dit à tort que la personne porteuse de trisomie 21 ne souffre pas. L’expression de la douleur est en fait diminuée. Il lui est en général difficile de préciser la localisation de la douleur. Cela peut-être à l’origine de troubles ou de modifications du comportement qui cesseront lorsque le problème sera pris en compte.

L’enfant trisomique a conscience de son handicap très tôt. Il peut ne pas montrer ses compétences par crainte de l’échec. Lors des évaluations il faudra être prudent et l’interprétation des tests psychotechniques sera corrélée aux évaluations du comportement adaptatif.

Devant des troubles du comportement il convient de rechercher une inadaptation de la demande, une éventuelle pathologie médicale non dépistée source de douleur ou de mal-être, une situation conflictuelle …
Certains enfants trisomiques peuvent présenter des troubles du comportement de type autistique qui doivent être pris en charge et peuvent nécessiter des pédagogies adaptées.

L’acquisition de la propreté peut-être retardée et il est nécessaire de proposer, jusqu’à un âge avancé, même à ceux qui sont propres, d’aller aux toilettes de façon régulière (toutes les heures et demi par exemple)

Dans la cour de récréation où les repères sont moins explicites, l’enfant trisomique peut avoir besoin de l’aide d’un adulte ou d’autres élèves pour identifier les lieux, les règles de fonctionnement, les codes de relation. De façon transitoire, une surveillance particulière peut être nécessaire.

A la cantine l’enfant trisomique peut avoir besoin d’aide plus longtemps que les autres pour le maniement du couteau. Parfois il faut surveiller un peu son comportement alimentaire car certains ont tendance à se servir des rations trop importantes ou à finir l’assiette du voisin. Il sont facilement en surcharge pondérale

Certains enfants ont plus de difficultés de motricité globale qui devront être prises en compte dans la vie de la classe. Le groupe est souvent canalisant et aidant face à des enfants qui auraient tendance à se mettre en danger, surtout si les consignes sont claires et les mêmes pour tous.
Les jeunes enfants trisomiques peuvent être fatigables avec parfois la nécessité de leur aménager un temps de pause. Toutefois une trop grande fatigabilité (ou un trouble du comportement) doit attirer l’attention et doit faire suspecter un problème de sommeil entre autres. Les apnées du sommeil sont fréquentes, surtout chez l’enfant qui est souvent infecté au niveau de la sphère ORL avec des amygdales volumineuses.

L’adolescence et la puberté, vont entraîner comme chez les autres jeunes, des comportements sexuels et affectifs qui demanderont à être accompagnés, expliqués par les adultes. Des groupes de parole avec un professionnel peuvent leur permettre d’avancer dans la construction de leur identité d’adolescent et d’adulte.

D’après : http://www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=16

 

 


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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Mercredi 20 juin 2007

Un enfant porteur d’une trisomie 21, comme tout autre enfant a un avenir qui ne peut être prédéterminé.
Parmi les choix possibles à l'issue de la scolarité, citons : l'accès à des formations professionnelles de droit commun ou adaptées, l'accès à l'apprentissage et au travail en milieu ordinaire ou protégé (ESAT ; ex CAT).
Ces solutions sont facilitées par l'existence ou la mise en place de dispositifs d'accompagnement, en particulier les services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS).

L’accompagnement médical et paramédical, l’éducation, l’insertion sociale ont considérablement modifié l’image et la perception des personnes porteuses de trisomie 21 et ont permis de mieux faire émerger et évaluer leurs difficultés et leurs compétences. Leur espérance de vie a doublé dans les 20 dernières années.

Les recherches actuelles tant sur les gènes du chromosome 21 supplémentaire que sur ses conséquences biologiques, physiques et cognitives permettront d’augmenter la compréhension de leurs difficultés et de proposer des prise en charge plus adaptés.

 

D’après : http://www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=16

Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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Mercredi 20 juin 2007

Conséquences sur la vie scolaire

 

En général les élèves porteurs de trisomie 21 peuvent fréquenter des classes ordinaires (le plus souvent en maternelle et parfois jusqu’en CP). Les dispositifs collectifs d’intégration (CLIS en primaire ou UPI en collège et lycée professionnel) offrent des solutions mixtes. Les établissements spécialisés de type IME proposent une scolarisation.

L’importance des difficultés intellectuelles est variable, mais il existe chez l’enfant trisomique :

- une lenteur particulière à traiter une information et à produire une réponse à un stimulus, à une question, à une action. Ceci peut amener à penser qu’il ne répond pas ou ne comprend pas (la réponse arrivant de façon décalée et n’étant pas interprétée comme réponse)
- une difficulté à inhiber suffisamment longtemps la réponse pour pouvoir poursuivre une analyse détaillée de la question.
Il est donc en difficulté devant des consignes complexes, d’autant que certaines composantes de la mémoire sont altérées. Il est important de ne donner qu’une consigne à la fois.

Les niveaux de déficience mentale variables entraînent de grandes différences dans l’âge d’apprentissage de la lecture et cet apprentissage devrait être poursuivi à des âges avancés. Le niveau d’acquisition de lecture est extrêmement variable, certains auront une bonne compréhension de ce qu’ils lisent, d’autres décoderont bien mais auront une compréhension faible ou absente.

La scolarisation d’un enfant présentant un handicap est en général source d’enrichissement et d’ouverture pour les autres élèves de la classe. Elle offre des occasions de se décentrer de soi, de mettre en place des tutorats …
Les situations d’intégration nécessitent, souvent au début et selon les enfants, un accompagnement par un adulte (éducateur, AVS) ou la mise en place d’un système de tutorat par d’autres élèves.

D’après : http://www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=16

 


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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Mercredi 20 juin 2007

Quels symptômes et quelles conséquences ?

 
Il existe dès la naissance une diminution du tonus musculaire ou hypotonie accompagnée d’une certaine hyperlaxité ligamentaire.
Le développement psychomoteur est retardé avec des variations individuelles importantes. La marche est acquise autour de 2 ans en général.
Le visage est plutôt rond avec un nez dont la racine est aplatie. Les fentes des paupières sont orientées en haut et en dehors.
Les mains et les pieds sont plutôt petits et il existe un pli palmaire unique dans 60% des cas. Ce pli palmaire unique existe dans la population ordinaire dans 2% des cas.

Une malformation cardiaque est présente chez 40% environ des personnes mais, à l’âge scolaire, celle-ci ont été opérées ou sont bien tolérées. Ces enfants peuvent parfois souffrir d’une malformation digestive, de troubles hématologiques (leucémies), de maladies auto-immunes (diabète, hypothyroïdie …) .

La taille est normale à la naissance mais la croissance ralentit dans les premières années et la taille définitive est souvent inférieure à la taille normale (en moyenne 1m45 à 1m50 pour les filles et 1m55 à 1m60 pour les garçons).

Sur le plan ophtalmologique, les enfants trisomiques ont plus souvent que les autres des troubles de la réfraction (myopie, hypermétropie) ou de convergence oculaire pour lesquels ils doivent être traités (lunettes, rééducations, opérations)

Certains enfants sont dans leur plus jeune âge, gênés par des infections ORL fréquentes. L’otite séreuse est une complication fréquente qui génère une baisse de l’audition risquant de compliquer les acquisitions langagières si elle n’est pas soignée et surveillée.

L’acquisition du langage et de la parole se fait avec retard. L’évolution est très variable. Certains gardent des troubles de l’élocution importants qui peuvent contraster avec un meilleur niveau de compréhension.

Chez la plupart des enfants trisomiques il existe une déficience intellectuelle. Les compétences sont variables d’un individu à l’autre. Elles sont liées au capital génétique mais aussi à l’éducation, à l’apprentissage, à l’environnement, à la possibilité d’être investi par sa famille et l’entourage, à la constitution d’un projet de vie. Comme pour tous les enfants, les données de QI ne peuvent être correctement interprétées que corrélées à d’autres évaluations (comportementales, adaptatives …).
Chez les enfants trisomiques, les acquisitions se font plus lentement avec des paliers qui paraissent parfois longs et peuvent décourager l’entourage.



D’après : http://www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=16

Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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Mercredi 20 juin 2007

Comment aider une personne trisomique ?

 


Une attention particulière doit être portée dans le dépistage des déficits sensoriels associés (vision et audition). D’autres pathologies peuvent majorer les difficultés dues à la trisomie (comme l’hypothyroïdie) et doivent donc être recherchées systématiquement en cas de troubles ou modification du comportement, de repli, de régression des acquis, de fatigabilité. Ces pathologies sont plus fréquentes chez les jeunes avec une trisomie 21 mais peuvent bénéficier d’un traitement, permettant d’éviter un surhandicap.

La prise en charge est pluridisciplinaire et précoce souvent, poursuivie pendant l’enfance et l’adolescence.

La kinésithérapie précoce aidera l’enfant dans sa tonification et à passer les étapes du développement neuromoteur. Elle évitera l’adoption de mouvements délétères pour les articulations, du fait de l’hyperlaxité, comme le passage de la position plat ventre à assis par le grand écart. Le travail de tonification se poursuit au-delà de l’âge de la marche et même encore à l’adolescence. Il s’accompagne d’un travail sur l’équilibre.

Le kinésithérapeute et l’orthophoniste peuvent chacun intervenir pour la tonification bucco-faciale avec les conséquences bénéfiques sur la parole mais aussi sur la mastication et la déglutition

L’orthophonie accompagne aussi l’enfant dans la mise en place de la communication et plus particulièrement dans le développement du langage, et de la parole. Il est nécessaire que des liens s’établissent entre l’enseignant et l’orthophoniste autour ce qui se fait dans chacun des lieux, des difficultés et des compétences propres de l’enfant.
Afin de favoriser la communication et pour pallier le retard de langage et de parole, on pourra utiliser des supports tels que par exemple le français signé (langue française des signes très simplifiée) à condition que ces signes soient appris par l’ensemble des acteurs intervenant autour de l’enfant. Ces signes seront spontanément abandonnés par l’enfant lors de l’acquisition des mots.

La psychomotricité permet d’accompagner l’enfant dans ses interactions physiques et émotionnelles avec son environnement : développement du schéma corporel, tonification, autorégulation …

D’après : http://www.integrascol.fr/fichemaladie.php?id=16

 


Par Arnaud Mouillard - Publié dans : Trisomie 21
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